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Jaurès et l’École (Benoît Kermoal)

jeudi 10 avril 2014 par Luc Bentz

Poursuivant la publication régulière de notes synthétiques (6 pages) sur Jean Jaurès, Benoît Kermal vient nous offrir, toujours sur le site de la Fondation Jean-Jaurès, une note que nous ne pouvons laisser ignorer de nos visiteurs, puisqu’elle concerne Jaurès et l’École.

Benoît Kermoal y rappelle une nouvelle fois toute l’attention de Jean-Jaurès portait à l’enseignement primaire, lui qui fut formé — osons l’anachronisme — dans ce que Baudot et Establet ont appelé plus tard la filière « secondaire-supérieur ».

On doit d’ailleurs préciser « primaire et primaire supérieur », car l’ordre de l’enseignement primaire s’était élevé (les grands lois laïques y font référence) jusqu’aux écoles primaires supérieures et au brevet supérieur (comparable mutatis mutandis au baccalauréat... hormis qu’il ne permettait pas l’entrée en faculté), quand l’ordre secondaire gérait ses racines dans les classes élémentaires des lycées (d’où nous viennent encore les noms de onzième, dixième, neuvième, huitième et septième... classes avant le baccalauréat).

L’École primaire avait même ses écoles normales supérieures (de l’enseignement primaire) : Saint-Cloud et Fontenay-sous-Bois qui formaient inspecteurs primaires et professeurs d’école normale : l’ordre primaire et l’ordre secondaire étaient étanches, et la première volonté politique de rapprochement remonte à Jean Zay... mais c’est une autre histoire.

La note précise que Jaurès fut un auteur régulier de la célèbre alors Revue de l’Enseignement primaire et primaire supérieur. Il y mentionne des socialistes ; il aurait pu (voire dû) y mentionner les responsables ou militant de la Fédération des amicales qui deviendra, après la guerre de 1814-1918, le Syndicat national des instituteurs (Émile Glay et Louis Roussel notamment). Mais on ne s’arrêtera pas à cette critique que deux réponses atténueraient : la note est de taille réduite ; l’approche de Jaurès est prioritairement axée — puisque le volume de la publication contraint à des choix — sur le Jaurès politique.

De politique éducative il est question, y compris au travers de ce sentiment que ce qu’on appelle aujourd’hui l’éducation-formation tout au long de la vie était nécessaire aux travailleurs, non seulement par souci de promotion sociale (les bourses de travail étaient aussi des lieux d’enseignement), mais aussi par souci émancipateur quand bien même toutes les initiatives, toutes les universités populaires ne furent point des succès.

Nous avons tiré de cette note un passage, un bref extrait que nous livrons un peu plus bas à la méditation de la lectrice ou du lecteur : il n’est pas éloigné de certaines interrogations très contemporaines, nous semble-t-il. Il serait certes incongru de vouloir « faire parler Jaurès » sur ce qu’on nomme la refondation de l’École ou d’interpréter abusivement des formulations vieilles de plus d’un siècle, mais la philosophie de la chose (et nous savons que Jaurès fut philosophe) peut conduire à réfléchir soi-même relativement au temps présent et aux enjeux sociaux du système éducatif.

Tel n’est pas le moindre intérêt de la lecture de cette intéressante note.

Jaurès et l’École, par Benoît Kermoal
Note n° 12 de la Fondation Jean-Jaurès (7 avril 2014)

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Extrait de la note de Benoît Kermoal
(Jaurès et l’École, Fondation Jean-Jaurès)

Voir en ligne : Jaurès et l’École, par Benoît Kermoal (note de la Fondation Jean-Jaurès)


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